Le soulagement d'une fin.
Les arbres morts ornant le bord des chemins,
La brume naissante transportant son malaise,
Le rictus figé d'un joker ; de sa bouche coulant, un long filet carmin.
Le regard vitreux et la peau blême,
Les pommettes rougies par un flot de perles salées ;
De son vivant cadavre saille sa peine.
Trancher le fil de son existence est sa seule pensée.
De flamboyantes cicatrices sur ses membres courent subtilement,
En un vain soulagement à jamais marqué.
Un abîme noir brodé de dentelle blanche l'attirant inexorablement,
Un dernier pas l'entraîne vers ces lames glacées.
Les cris des oiseaux noirs rebondissants sur les falaises,
Les arbres morts ornant le bord des chemins,
La brume naissante transportant son malaise,
Une dépouille ballottée par des vagues ; dans la houle s'étendant d'obscures ondes carmin.
